2015 Oviedo à Santiago de Compostela

Publié le par Claude

          Nous voici partis pour affronter le camino primitivo, le chemin des origines, celui qu'emprunta le roi Alfonse au IXe siècle pour aller voir la fameuse dépouille de Saint-Jacques qu'un moine venait de découvrir.

          Une grande partie de cet itinéraire se situe au-dessus des huit cents mètres d'altitude, avec des montées et des descentes continues. Ces caractéristiques du relief, ainsi que les conditions climatiques où pluie et vent sont fréquents, rendent ce chemin particulièrement difficile.

 

        Notre avion se pose à Santiago ce 9 juin sous un ciel couvert. Nous prenons une navette pour le centre ville où notre première démarche est de réserver nos billets de bus pour Oviedo demain matin. Nous cherchons ensuite une albergue, et nous profitons de notre temps libre pour visiter la ville et sa Cathédrale. De nombreux pèlerins arrivent pour assister à la messe de midi.

         Nous passons l'après-midi à flâner dans les ruelles et les échoppes et revenons à la Cathédrale pour la visiter et faire quelques photos pendant qu'il n'y a pas trop de monde.

 

        

          Il est 9h du matin le lendemain, quand nous prenons le bus pour Oviedo, point de départ de notre parcours cette année. Nous y sommes à 14h30 et après être passé à l'office du tourisme, nous nous rendons à l'albergue publique. Elle est en travaux et les places sont limitées. Nous faisons la connaissance de Carlos un portugais qui commence comme nous à Oviedo et que nous reverrons tous les jours jusqu'à Santiago.

           Puis nous nous baladons dans la vieille ville aux abords de la cathédrale, et trouvons pour le soir dans la rue piétonne qui est très visitée et qu'on appelle "le boulevard du cidre" un restaurant où nous savourons des plats typiques de la gastronomie asturienne.

 

1ère étape : Oviedo – Villapanada - Cabrunana 30 Km

 

          Réveillés par les autres pèlerins, nous nous levons et prenons le chemin les derniers, à 7h30 sous une petite pluie fine. On achète des petits pains et rejoignons la Cathédrale, point de départ du Camino.

          Après deux heures de marche, la pluie a cessée et nous faisons une halte à la terrasse d'un café avec deux francaises de la région parisienne. Vers midi et demi nous rencontrons Christine de la Rochelle qui marche avec un Hollandais et ensemble nous prenons un menu pèlerin dans un restaurant au bord du chemin. Ils souhaitent faire halte ce soir au refuge de San Juan de Villapanada. Le parcours est déjà bien vallonné, avec de belles et longues montées pas si facile et nous arrivons dans la ville de Grado qui devait être notre étape d'aujourd'hui.

          Nous décidons de continuer jusqu'au refuge nous aussi et faisons quelques courses pour le repas du soir. Quand nous voyons enfin le panneau Albergue de Villapanada à 500 mètres nous sommes heureux d'en terminer avec toutes ces montées.

          En arrivant, nous apprenons que c'est complet et que le responsable va nous trouver une solution. Il est déjà tard quand il arrive, il nous propose de dormir sur le sol de la cuisine ou de partager un taxi et d'aller à Cabrunana où il reste de la place. Le parcours aujourd'hui a été long et difficile, nous n'avons pas envie de marcher ces quelques kilomètres supplémentaires, qui plus est, en dehors du camino, nous acceptons le taxi. 

 

2ème étape : Cabrunana – Bodenaya 25 km

 

           Il est passé 8 h 00 quand nous quittons le gîte. Nous traversons de petits hameaux avec leurs jolis horreos, passons devant une église romane, un monastère, decouvrons de beaux paysages et nous arrivons à Salas. Nous avons fait les 16,5 km sans nous arrêter.

          Sur la place centrale avec ses murailles et la tour médiévale, nous nous installons à la table d'un resto pour reprendre des forces. Nous repartons ensuite pour une montée d'une heure et demi assez raide.

 

 

 

 

 

 

 

        

        A 14h30, nous sommes très chaleureusement accueillis par David, avec de la musique douce, de l'encens, et une boisson offerte. C'est vraiment réconfortant et tellement rare. Ce David est quelqu'un d’exceptionnel. Il nous propose le repas du soir, le petit dèj, mais aussi de laver et sécher notre linge. Tout est donativo, on met ce qu'on veut dans une boite avant de partir le lendemain matin.

          Arrive petit à petit deux américaines, Rebecca et Heider, Carlos, Eric un Suisse, Simon un anglais, Alexandro un italien, Stephan un allemand, Manu un autre italien, Christine, deux jeunes américains Tom et Luke, une hollandaise, un portugais et une jeune anglaise Siobhan. Nous reverrons toutes ces personnes jusque dans nos dernières étapes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

          L'ambiance est sympa, et après le repas, Simon (prononcer Saïmone) nous récite des poèmes, en anglais of course. Si vous faites ce chemin, cette confortable albergue est une étape à ne pas rater pour la générosité de cœur et la gentillesse de David. Il nous raconte un peu son parcours de vie et nous donne des infos sur le plus bel itinéraire à suivre après-demain, la variante par la ruta de Los Hospitales.

 

3ème étape : Bodeyana – Campiello 25,2 km

 

          Après un petit dèj en commun et un adieu à David que nous quittons à regrets, nous prenons la route dans une campagne encore bien vallonnée, mais un peu moins difficile aujourd'hui. Les chapelles et églises de villages jalonnent notre parcours. La ermita San Roque marque l'arrivée à Tinéo et plus loin, un cadran solaire dont le stylet est le bâton d'un pèlerin en ferraille.

          Nous faisons une longue pause café, puis on reprend et traversons quelques ruisseaux à gué et suivons une piste forestière avant de faire une autre halte à Villaluz pour manger.

          Nous sommes à Campiello devant la casa Herminia à 14h30. Notre première intention était d'aller jusqu'à Borres où parait-il Gloria est très gentille, mais il faut prévoir de quoi manger. Carlos est déjà à l'intérieur de l'auberge privée devant un rafraîchissement et nous voyant, il nous invite à entrer. Ici le gîte est très bien et il fait bar, épicerie et demi-pension, alors nous décidons de rester ici ce soir.

 

          Nous avons bien fait, tous les pélerins rencontrés hier s'arrêtent ici eux aussi et le soir nous sommes de nouveau tous à la même table. Une fois couché, nous avons encore droit aux poèmes de Simon avant de nous endormir.

 

4ème étape : Campiello – Berducedo 29 km

 

          Le parcours par le chemin de los Hospitales n'est pas dans notre guide, mais nous suivons les conseils de David et prenons ce chemin montagneux. Une quinzaine de km en haute montagne par des chemins de crête sans village, ni maison. Il est déconseillé et peut être dangereux par mauvais temps.

          Évidemment il monte beaucoup, mais il est sauvage et très beau, avec des vues magnifiques. On se croirait parfois à une autre époque. La végétation devient rare, bruyères, genêts et chevaux en liberté égaient notre parcours. On trouve les ruines de deux anciens hôpitaux, Les exigences du chemin motivèrent la prolifération d'hôpitaux pour les pèlerins le long de la route.

 

 

         

          A Puerte del palo, nous franchissons un col à 1146m d'altitude avant de prendre un sentier pierreux qui descend sous une ligne à haute tension.

          Le temps change brusquement et dans ce sentier, nous sommes surpris par un orage de grêle suivi d'une pluie qui nous a accompagnée pendant plus d'une heure.

          Nous arrivons trempés à l'alberge municipale mais elle est complète. Une albergue privée se trouve plus loin dans le village, c'est là que nous passons la nuit avec dans notre chambre Rebecca et Heider les américaines, et deux allemandes.

          Après la douche, nous nous rendons au seul bar restaurant du village pour manger un peu et apprenons qu'ils font aussi pension pour moins cher que l'albergue privée et surtout bien plus confortable. En plus il y a tout sur place, desayuno (petit dèj) et repas pèlerin. A l'heure de l'apéritif, on retrouve nos connaissances et trois normandes qui ont entamé leur périple au Mont-Saint-Michel, ainsi qu'une hollandaise Hilda et Luis un portugais. Nous mangeons tous sur place, sauf les derniers arrivés qui doivent trouver d'autres hébergements, tout étant complet dans le village.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5ème étape : berducedo - Grandas de Salime 19,6 km

 

          On part à 7h00 dans le brouillard et plus loin sous une petite pluie fine qui heureusement ne dure pas. 

          Nous montons et traversons des paysages sauvages balayés pas les vents. Chemin faisant, nous faisons la connaissance de Corinne et Julian, de Claude et de Pierre. Après les montées une bonne nouvelle, mais peut-être pas pour les jambes, une descente de sept km et huit cent mètres de dénivelé jusqu'au barrage de Grandas de Salime. La piste descend en lacets avec de très beaux points de vue sur les montagnes et le barrage en contrebas.

 

 

         

          On prend notre petit déjeuner dans un restaurant à coté du barrage hydro-électrique et on repart pour 6 km de montée.

 

          C'est une étape très courte, nous arrivons au gîte à 11h45 avec les normandes Brigitte, Jacqueline et Michelle et Pierre un breton avec qui nous avions traversé le barrage et des Italiens. L'albergue est propre et pas mal mais n'ouvre qu'à midi trente. En milieu d'après-midi, elle est complète et Christine et ses amis doivent aller jusqu'à Castro.

 

6ème étape : Grandas de Salime – A Fonsagrada 27,6 km

 

          Ce matin tout le monde s'est levé tôt et nous a réveillés. Un thé et des petits pains vite avalés et nous sommes déjà sur le camino. Cette étape de montagne évolue entre neuf cents et mille mètres d'altitude.

          Le réveil à été difficile, nous nous arrêtons pour un café dans un petit bar avant Castro. Se trouve déjà là, Corinne, Julian, Claude et Pierre et les Italiens.

          En traversant plus loin le village de Castro, nous sommes heureux de revoir Eric, le suisse, qui nous dit qu'il fait une pause d'une journée pour mettre à jour ses affaires professionnelles.

          Après une longue montée à travers la lande, nous retrouvons au col del Acebo à 1030 mètres qui marque l'entrée en Galice,  Corinne, Julian, Pierre et Claude et marchons un peu avec eux. Plus loin sur le chemin, nous rattrapons Christine, Luis, Rebecca, Heider et la jeune anglaise Soibhan. Nous faisons avec eux aussi plusieurs kilomètres sur le chemin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

          Les paysages sont très beaux même si les lignes de crêtes tout autour sont remplies d'éoliennes.

          Nous reprenons notre rythme et rattrapons cette fois Hilda et Christobal un espagnol. Nous finissons le parcours ensemble jusqu'à l'albergue privée Cantabrico. Elle est très très bien et bien équipée. On nous offre un café ou un thé, c'est assez rare pour être souligné. C'est ici aussi que s'arrêtent pour la nuit Christine et ses amis, puis Tom et Luke des States, Stefan et un jeune belge, Bastien et les Italiens.

          Nous avons visité l'église avec Hilda qui surprise de l'acoustique et de la résonance s'est laissé aller à chanter, elle a une voix superbe.

 

 

                  Le soir au retour du resto dans l'albergue, c'est les italiens qui chantaient des chansons de leur pays jusqu'à l'extinction des feux.

7ème étape : A Fonsagrada – Cadavo O Baleiro 25,4 km

 

          Lever aux premières lueurs du soleil présent ce matin, nous rattrapons rapidement Christine, Luis, Heider, Rebecca et Soibhan. Plus loin, c'est Hilda avec qui nous marchons un peu et faisons une pause sur un point haut. Nous cheminons à 1050 mètres sur l'Alto de Montouto avant d'attaquer une longue descente. Juste en bas, la Casa Meson attend les pèlerins à la sortie du bois. Nous prenons des boccadillos à la tortilla, ils sont énormes. (Les boccadillos sont une sorte de sandwich chaud fait avec un pain spécial et les tortillas des omelettes aux pommes de terre et des oignons).

 

         

          Hilda et une jeune Suisse allemande Monica arrivent, nous reprenons le chemin avec elles sur plusieurs kilomètres et deux longues montées assez raides.

          A Fontaneira, Corinne et Claude sont en train de photographier un bel horreo couvert de chaume quand nous arrivons. Nous faisons quelques kilomètres avec eux et aussi Julian et Pierre. Ils sont très sympas tous les quatre et nous aimons les retrouver et partager de petits moments avec eux.

          Pierre et Claude ont 75 et 77 ans, ils sont vraiment courageux d'avoir choisit ce chemin difficile, surtout qu'ils font des distances assez longues, il faut dire que Pierre a une certaine expérience puisque qu'il a déjà fait le chemin huit fois.

          Nous arrivons à O Cadavo Baleira, le refuge est juste en face de l'église à l'entrée du village.

          On est tous dans la même chambre puisqu'il y en a qu'une, avec aussi les amies normandes et Carlos, sauf Pierre et Claude qui trouvent un gîte plus confortable. On fait la connaissance de Floriane, une jeune fille de l'ile d'Oléron.

 

 

 

 

 

 

 

          Le soir, nous dînons dans un petit resto sympa avec Brigitte, Michelle, Jacqueline, Corinne et Julian.

Les plus jeunes se groupent pour déguster la préparation végétalienne de Simon.

 

8ème étape : Cadavo O Baleiro – Lugo 31 km

 

          Tout le monde s'est levé très tôt ce matin. On traine un peu et nous partons les derniers avec Hilda, mais il n'est que 6h15. A l'approche du village de Valabade, on passe la borne 128,866  et un peu plus loin, on devine une tour médiévale, c'est celle de Castroverde. Quand on y arrive, l'envie nous prend d'un bon café et nous nous arrêtons dans un bar où sont déjà nos amis Julian, Corinne, Claude et Pierre mais aussi Brigitte, Michelle et Jacqueline.

          Parties du bar un peu avant nous, nous rattrapons les normandes et faisons tout le reste du chemin avec elles et Hilda. Nous traversons quantité de hameaux et de lieux-dits et les habitations brillent sous le soleil parce qu'elles sont faites de granit et non plus de schiste comme dans les Asturies.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

         

          Nous partageons un picnic dans un abri aménagé pour les pèlerins, puis requinqués nous faisons les 14 derniers km d'une traite en 2 heures 50 mn, malgré les montées et la chaleur de cette journée. Ce sont de très bonnes randonneuses, les petites dames de Normandie...

          Nous nous installons à l'albergue municipale de Lugo dans le centre ville. Nous revoyons Floriane de l’île d'Oleron et sortons prendre un verre en terrasse avec Hilda. Monica nous rejoint et nous voyons flâner Julian avec Corinne qui visitent la ville.

 

         

          Le soir nous dînons dans un resto un peu chic avec Hilda, mais sympas, ils nous ont fait des prix pèlerins.

 

9ème étape : Lugo – Fonta Ferreira 29 km

 

          Ce matin nous faisons nos adieux à Hilda qui a décidé de rester une journée à Lugo pour visiter la ville en compagnie de Monica.

Beaucoup de route pour cette étape. Chose rare, quelqu'un nous rattrape et nous dépasse, c'est le jeune belge Bastien, qui va jusqu'à Mélide (49 km) ! On emprunte un chemin dallé, puis un beau sentier en sous bois avant d'arriver à San Roman ou les amies normandes et Carlos font halte.

 

          C'est l'étape prévue par le guide, mais c'est un peu court et il n'est que 11h30. On préfère continuer le camino sur une variante, la Calsada Romana, une ancienne voie romaine ombragée, et traverser le Rio Ferreira par son élégant pont romain pour aller jusqu'à l'auberge Fonte Ferreira.

 

 

 

 

 

 

 

 

         Pierre le breton, est déjà là seul, il faut dire qu'il part très très tôt le matin. L'auberge est vraiment bien. La demi-pension est à 24 €.

          Dans l'après-midi, nous mangeons une salade composée, arrosé d'un tinto de verano (vin d'été) et voyons petit à petit arriver les deux allemandes, les italiens, des espagnols, un couple d'allemand et un couple d'américains et enfin Christine, Luis, Rebecca, Heider, Manu, Soibhan.

          C'est à une tablée cosmopolite et conviviale que le soir nous dégustons une excellente paella préparée par les propriétaires de l'albergue.

 

10ème étape : Fonta Ferreira – Melide 20 km

 

          Après un petit déjeuner très copieux, nous quittons l'albergue et prenons la route direction Melide. Encore beaucoup de marche sur le goudron aujourd'hui mais terminé les gros dénivelés, les parcours sont maintenant plus faciles. En chemin, on partage une tortilla dans un bar avec un français de la région parisienne.

 

         

          Nous arrivons tôt à Melide et l'albergue municipale ne nous tente pas vraiment, 156 lits, ça fait beaucoup de monde. Nous choisissons l'albergue privée San-Anton, très belle, très confortable et bien équipée, avec de petites chambres, cuisine, bar et jardin terrasse pour seulement 4 euros de plus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

          C'est ici que le camino primitivo rejoint le camino frances et ça se voit tout de suite. Il y a beaucoup de pèlerins à pieds et à vélos qui arrivent par le camino frances qui est beaucoup plus fréquenté.

On visite la ville et prenons un verre avec le francais rencontré dans la matinée.

 

11ème étape : Melide – Pedrouso 33,4 km

 

          Nous prenons le chemin dans la fraicheur du petit matin, il n'est que 6h30. Plus loin, on rencontre Corinne and co attablés devant cafés et jus d'oranges et on fait une fois encore un bout du chemin avec eux. On échange nos mails pour garder le contact et nous échanger les photos prises ensemble.

 

 

          Peu de route aujourd'hui, mais de beaux sentiers ombragés et des forêts d'eucalyptus et heureusement, car à midi il fait déjà 35 degrés. Il y a du monde sur le camino devant et derrière nous, nous ne serons plus jamais seuls pour marcher jusqu'à Santiago.

          Nous avions prévu de nous arrêter à Santa Irene comme nos amis, mais le lieu ne nous attire pas et finalement nous décidons d'aller jusqu'à Pedrouzo. Les derniers km se font sur le bitume en plein soleil et c'est fatigués et surtout assoiffés que nous arrivons, nous n'avions plus d'eau.

 

          Les auberges ne manquent pas, nous choisissons l'albergue de peregrinos Porta de Santiago, vraiment très très bien pour 10 €. Floriane viendra ici elle aussi.

 

12ème étape : Pedrouso – Santiago de Compostela 19,8 km

 

          Une petite étape aujourd'hui, c'est aussi la dernière. On prend notre temps et un petit déjeuner au café d'en face.

          On entre dès la sortie de la ville dans les bois d'eucalyptus, très agréables par l'odeur et la fraicheur qu'ils procurent. Les jolis sentiers dans les eucalyptus et les chênes ne durent pas, le reste du chemin se fait sur la route jusqu'à l'arrivée. On passe près des pistes de l'aéroport et des avions qui décollent, et le chemin ayant été détourné, les bornes jacquaires n'indiquent plus un kilométrage exact.

 

           Une belle terrasse sur le bord du chemin où de nombreux pèlerins sont attablés nous incite à faire une pause et nous nous arrêtons une demi-heure devant cafés, jus d'oranges et petits pains.

 

          Nous reprenons la route jusqu'au monument du Monte do Gozo et la chapelle de San Marcos qui commémorent la venue du pape Jean Paul II en 1993.

 

          Une dernière descente, on se dit que ça est, que c'est fini, qu'on est dans les tous derniers kilomètres de ce chemin magique qu'on a commencé au Puy en Velay, à environ 1600 kilomètres d'ici.

 

          Santiago se dévoile au fil des rues, des places et des ruelles jusqu'à la cathédrale à laquelle on accède par la Puerta del Camino en entrant dans la vieille ville. Il n'est pas encore midi à notre arrivée dans ce lieu chargé d'histoire, qui éveille en nous une émotion particulière.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

         

          Nous nous installons à l'auberge Porto real, bien sympa, et après douche et lessive, nous allons prendre une cerveza sur une terrasse, en attendant l'arrivée des pèlerins qu'on connaît. Les premiers à arriver sont Corinne, Julian, Claude et Pierre avec Christobal. Nous prenons un autre verre et puis ensemble, nous allons manger dans une ruelle tranquille de la vieille ville.

         

          Le lendemain, nous avons rendez-vous avec Lyn, notre amie australienne rencontrée sur le chemin l'année dernière. Elle a continué cette année le chemin de la côte depuis Gijon et arrive demain à Santiago. Nous sommes resté en contact et on est très impatient de la revoir.

      En compagnie d'Evelyne, Eliane et Jean-Georges, 3 membres de notre famille venus nous retrouver sur place, nous allons prendre un apéritif avec Lyn sur une terrasse proche de la Cathédrale, puis nous mangeons ensemble dans un bar à tapas et nous en goûtons une grande variété, accompagnée d'un très bon vin blanc du pays.

          Le lendemain nous irons à une messe et nous aurons la joie d'assister au balancement spectaculaire de l'encensoir géant en laiton argenté, le botafumeiro !

          Le restant de la semaine est consacré à la visite de la Galice, en particulier de Cabo Fisterra le bout du bout du chemin que certains pèlerins ont le courage de rejoindre à pied, 90 km en trois étapes.  Mais aussi de Muxia et de son sanctuaire Nosa Senora da Barca au bord de l'Océan, de Lugo sa Cathédrale et sa vieille ville, de Coruna pour ses plages et monuments, de Pontevedra une ville entièrement piétonne, ou encore de Ponte Maceira et de son superbe village et pont médiéval.

        

         Ce fut une fois encore une très belle aventure que je recommande à tout le monde. Nous avons rencontré des gens et des paysages extraordinaires, marché parfois sur des chemins merveilleux et d'autres un peu moins. Comme les autres années, nous avons vécu des moments d'émotions et de partage et fait de magnifiques rencontres que nous ne pourrons jamais oublier.

(Voir ces photos et d'autres)

Publié dans Etapes 2015

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Commenter cet article

guy m f 07/10/2015 22:59

Et voilà votre chemin terminé ...vous devez avoir plein de bons souvenirs .Ce chemin (je pense )permet de réfléchir sur soit même .Vous avez eu la chance de pouvoir le faire avec Monique Merci pour ces belles photos ...les textes ...Pour l'envie de le faire ....j'espère que moi aussi un jour j'irai .

Claude 03/08/2015 13:04

N'hésitez pas à laisser vos commentaires sur le blog ! Merci