cartographie 

   

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           qui raconte notre chemin du

 

 

 Puy en Velay jusqu'à Nasbinals en 2009


    de Nasbinals jusqu'à Moissac en 2010


et de Moissac jusqu'à Roncevaux en 2011 

 


(et Roncevaux à Saint-Jacques de Compostelle en 2013)

 

    Monique et Claude                      

          Le chemin de Saint-Jacques de Compostelle ! 

 

        On y pensait depuis quelques temps déjà et puis on s’est décidé d’un coup !

          Pourquoi on l'a fait, ça on ne sait toujours pas vraiment mais peu importe, on l'a fait et nous ne le regrettons pas, bien au contraire .           

          Nous avons commencé le chemin de Saint-Jacques en septembre 2009, en partant du Puy en Velay dans la Haute-Loire, pour emprunter la via Podiensis, la plus célèbre et l’une des quatre voies les plus fréquentées. Ce chemin est un sentier de grande randonnée, le GR 65. Il est balisé sur toute sa longueur et fait l'objet d'une documentation riche et bien conçue permettant de s'y déplacer et de trouver à se loger sans difficulté.

          Il traverse de part en part le massif central et c’est certainement aussi celui qui nous mène vers les plus beaux paysages et sites architecturaux. Depuis 1998, certains de ses tronçons sont inscrits au Patrimoine Mondial de l'Unesco.

          Nous avons visité la ville en arrivant et bien sûr la Cathédrale, très belle. Notre Dame de France, une colossale statue de 835 tonnes de fonte de fer, perchée sur le rocher Corneille qui culmine à 130 mètres au dessus de la ville ne manque pas de se faire remarquer.

 

             cathedrale-le-Puy.jpg        cathédrale le Puy en Velay

          Après un petit resto sympa au pied de la cathédrale où nous avons mangé la spécialité de la région, les lentilles vertes, notre premier hébergement  fût le gîte des Capucins, où nous avons partagé la chambre avec 4 frères qui étaient là, eux aussi, pour faire le chemin dès le lendemain. Drôle de coïncidence, 3 d’entres eux habitaient notre département, le Doubs, et l’un d’eux à quelques kilomètres seulement de Montbéliard.

 

1 ère étape : Le Puy en Velay – Saint Privat d’Allier - 24 km – beau temps -  parcours sans grande difficulté -

           Après un copieux petit déjeuner, nous sommes partis vers 8h20 pour notre première étape qui commence en haut des marches devant la Cathédrale et qui doit nous mener jusqu'à Saint-Privat d’Allier.  Les 4 frères étaient allés pour 7h00 à une petite messe et à la bénédiction des pèlerins à la Cathédrale. Ils se sont vu remettre la créanciale ainsi qu’un chapelet avec une petite croix. Cette cérémonie a lieu tous les matins.

          A la sortie de la ville, le chemin commence par une belle côte et 230 mètres de dénivelé d’où on domine toute la ville. On arrive ensuite sur une ligne de crêtes qui offre de superbes paysages. On découvre l’Auvergne, ses paysages et charmants petits villages. On prend plaisir à cheminer dans les bois de pins, de genêts, de fougères, et le long de petits ruisseaux. Parti du Puy à 625 m d’altitude, on est à 1206 m quand on arrive au lac de l’œuf et à 875 m à Saint-Privat.

                        Saint-Privat d'AllierSaint-Privat d'Allier 3

          Saint-Privat d'Allier est perché sur un éperon rocheux qui domine les gorges de l'Allier.        

          Un peu de dénivelé, mais rien de difficile sur ce parcours qui fini par une descente caillouteuse. Nous avons dormi dans le gîte d'étape "La Cabourne"  à la sortie de Saint-Privat. Tous les gîtes du village étaient complet ! Avec un parisien nous étions 3 dans une chambre de 4 et nous avons accepté 2 personnes supplémentaires, 2 femmes arrivées tard et trop fatiguées pour aller plus loin. Nous avons mangé "le repas du pèlerin" à la Vieille Auberge dans le village.

 

 2 ème étape : Saint-Privat d’Allier – Saugues  (altitude 950m) - 19 km -  beau temps – parcours un peu plus difficile

          Il faut descendre dans les gorges de l’Allier et bien sûr, remonter de l’autre coté. Parcours donc un peu plus vallonné que le jour précédent, mais nous étions bien entraînés et n’avons pas trop souffert, contrairement à d’autres qui peinaient dans les longues montées. La descente sur Monistrol d'Allier est assez abrupte et certainement assez dangereuse par temps humide.

          Certains pélerins n'avaient que de petits sacs à dos et faisaient transporter leurs affaires par les navettes. Ils ne prenaient que le minimum nécessaire pour la journée.  Nous avions les sacs chargés des débutants, mais nous avons décidé d’assumer jusqu’au bout et de marcher avec nos lourds sacs à dos. On emmène toujours trop, suivez les conseils et n’emmenez que le strict nécessaire, votre dos et vos épaules vous remercieront. L’idéal, un sac de 10 à 12 kg et pas plus.

         On dépasse 2 jeunes, dont l’un deux à une collection d’ampoules, il a des pansements aux talons et à tous les orteils et continue le chemin en tongs. Pas facile dans les chemins empierrés ou boueux. Dans une côte un peu rude, nous sommes passés devant une curieuse chapelle malheureusement fermée, la chapelle troglodyte Sainte-Madeleine.

          Chapelle troglodite St-MadeleineChapelle troglodite la Madeleine à Monistrol

          En traversant le petit village Le Vernet, on s'est arrêté à la buvette "la coquille" tenue par un handicapé qui vend des sandwiches et boissons vraiment pas chers. C'est ici que Monique a acheté le coquillage, symbole du pélerinage, qui ne quittera plus son sac à dos.

          En arrivant sur les hauteurs de Saugues, on a une vue exceptionnelle sur les monts de la Margeride et on croise une grande sculpture de la bête du Gévaudan. C'est ici que commence le territoire de l'animal qui aurait tué 119 personnes en 3 ans. On est arrivé sur Saugues après une descente de plus de 3 km. Après l'installation au gîte, nous sommes allés visiter la ville ainsi que la tour des anglais, un donjon carré du XIII ème siècle et son musée.

          C’est à la Margeride que nous avons pris pension, en chambre de 2, c’était pas mal et pas très cher. Nous avons fait la connaissance de 2 québécois, d’une étudiante chinoise qui profite d’être en France pour faire le chemin et d’un groupe d’alsaciens. Ils étaient agés de 60 à 83 ans ! Ils étaient 12 ou 13 et chaque jour l’un d’entre eux devait se sacrifier et prendre la voiture pour emmener les bagages au gîte suivant.  Il était aussi chargé de l’intendance pour le pique-nique du midi.

 

3 ème étape : Saugues – Domaine du sauvage  (altitude 1292m) - 20 km - temps pluvieux – parcours pas trop difficile

          Il s’est mis à pleuvoir ce matin là juste à l’heure de notre départ, vers 8h15.  La pluie fine s’est vite transformée en pluie très forte, c'était le moment de tester nos pélerines neuves. Après 2 heures de pluie torrencielle, sans guêtre, nous avions les pieds trempés.

          Nous avons du mal à décoller le matin et chaque jour nous étions les derniers à partir des gîtes. Mais nous avons un bon rythme de marche et nous sommes aussi à chaque fois les premiers à arriver au gîte suivant. Ca nous donne l'occasion de rencontrer beaucoup de monde sur le chemin. On ne se sent jamais seuls bien longtemps. 

          Après la pluie, le beau temps enfin pas tout à fait, et c’est assez mouillés que nous sommes arrivés au Domaine du Sauvage. Le corps de ferme est magnifique mais ça porte bien son nom, c'est loin de tout. A l’heure du casse-croûte nous étions déjà devant le gîte. Nous avons mangé sur une table en pierre et pris notre temps avant de nous présenter à l’accueil. pause repas au domaine du Sauvage

Pause pique-nique devant

le domaine du sauvage

                   Le gîte est aménagé dans une ferme templière du 12ème siècle, sur un terrain de 850 hectares, située sur le GR 65, ça serait dommage de ne pas s’y arrêter. Il n’y a pas de demi-pension mais on peut apporter ou acheter des produits locaux sur place pour préparer son repas du soir et le petit déj. On a dîné en compagnie d’un couple d’allemands et d’un groupe de 9 personnes de Poitiers. C'était vraiment calme, nous avons très bien dormi.

 

4 ème étape : Domaine du sauvage – Aumont-Aubrac  (altitude 1050m) - 27 km - temps couvert,  vent assez fort mais parcours descendant facile

          Départ à 8h00, on a fait des efforts pour se lever plus tôt à cause des 27 km à parcourir.

          A partir d’ici, on quitte l’Auvergne pour la Lozère en Languedoc-Roussillon et les paysages de la Margeride où l’on traverse d’immenses pâturages. Les collines succèdent aux vallées et chaque étape est une découverte permanente. En chemin on discute avec un couple de Basques qui nous raconte le chemin Espagnol qu’ils ont fait l’an passé. Sur cette partie du parcours depuis le Puy en Velay, on trouve assez régulièrement des points d’eau pour se ravitailler.

          Nous sommes arrivés à 14h45 à la ferme du Barry. Après la douche nous avons été prendre un verre au village, un belge, pèlerin lui aussi, s’est installé à notre table. Les pèlerins lient facilement connaissance. On a l'impression de se connaître, on est tous sur le même chemin et tous dans le même sens, même si les buts sont différents.

                        La ferme du Barryl'aligot de la ferme du Barry Aumont-Aubrac

          De retour au gîte que je recommande, nous retrouvons le parisien qui était dans notre chambre à St-Privat et faisons la connaissance à table d'autres pèlerins déja rencontrés sur le chemin. Le patron, Vincent, très sympa, fait l’aligot devant nous, il est excellent. L'aligot fait de purée et de tome très fraîche est peu recommandé avant une longue marche, mais le soir on peut en profiter pleinement. 

             

5 ème étape : Aumont-Aubrac – Nasbinals (altitude 1180m) - 26 km - temps couvert avec éclaircies, vent très fort mais parcours plat facile

          Parti à 8h00, le chemin nous conduit dans l’Aubrac, vaste plateau à cheval sur 3 départements. Cette étape se fera à une altitude entre 1000 et 1200 m au travers de landes marécageuses et d'immenses paturâges. Nous sommes très souvent à découvert et le vent, très fort aujourd’hui, nous déséquilibre presque à chaque pas. Au printemps, la flore est exceptionnelle mais en septembre, il n'y a plus grand chose à voir.

          A 14h10 au gîte "La Grappière", nous sommes très bien accueillis, c’est sympathique, petit déj mais pas de repas le soir. Certains se préparent eux-mêmes le dîner, mais nous avons choisi la facilité et un petit resto sympa dans le village. Avant, nous allons visiter le village et Monique assistera à la petite messe de 18h00.

             Eglise romane de NasbinalsEglise de Nasbinals

          Dans le dortoir, on bavarde avec 2 alsaciens de Strasbourg et un norvégien qui ne parle qu'anglais.

          Notre première expérience du chemin s’est arrêtée là, car nous n’avions pris qu’une semaine de vacances et le 6ème jour fut donc consacré au retour au Puy en Velay par la navette de Factage.

          Levé tôt pour ne pas rater le transporteur, c’est le cœur un peu serré que nous avons regardé partir les autres qui reprenaient le chemin. Cinq jours, c’est beaucoup trop court ! A peine le temps de s’habituer à l’ambiance du chemin et de faire quelques connaissances dans les gîtes avec les pèlerins que nous retrouvions chaque jour sur le parcours.

          Quelqu'un a dit, "le seul moyen de retrouver son chemin est de se perdre d'abord". Difficile de se perdre sur le chemin, il est très bien balisé. Nous avons failli nous tromper 2 fois par manque d'attention, mais l'on s'en rend compte très vite .

          116 km parcourus et nous n’avons eu aucune douleur, aucune ampoule, aucun problème. Nous avons marché sans bâtons mais nous pensons qu'ils peuvent être très utiles dans les montées et les descentes accidentées. Nous nous étions entrainés en faisant une petite rando presque chaque semaine les 2 mois qui ont précédé notre départ, plus un peu de VTT et de jogging. Coût total pour la semaine, en demi-pension ou resto, les casse-croûtes du milieu de journée sans nous priver d’une bonne bière à l’arrivée, d’un petit pain acheté en cours de route le matin et le transport retour compris nous avons dépensé 490,50 euros pour les 6 jours pour 2 personnes. Correct !

(voir les photos)


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          Nous étions pressés de revenir en 2010 pour continuer le chemin, alors nous avons choisi de le faire dès le mois de juin et de faire 306 km en 13 étapes cette année. Monique n’est pas encore en retraite sinon, je pense que nous irions jusqu'à Saint-Jacques d’une traite.

          Le 14 juin, départ de Montbéliard pour Moissac, cette année nous avons décidé de laisser notre voiture à l’arrivée et de nous faire ramener au point de départ Nasbinals, là où nous nous étions arrêté l'année dernière. Pour Changer, nous avons pris un autre gîte, le gîte Nada. J’avais vu de bons com sur le net mais je vous le déconseille. L'accueil est sympa mais l'état vétuste et il y a peu de douches et toilettes pour le nombre de personnes hébergées. De plus, ni repas ni petit déjeuner.

          A Moissac, nous passons la nuit à l'ancien Carmel qui est un lieu d' hébergement et d'accueil en chambre de 2. Il est gèré comme un centre de séjour, on y est bien accueilli et il n'est pas très cher. Le lendemain "La Coquille" nous emmène jusqu’à Conques et de là, "La malle Postale" nous transporte à Nasbinals où il ne fait que 8° en plein milieu de l'après-midi.  144 euros quand même le retour pour les 2, mais pas d'autres choix. Au passage, quelques photos de la belle ville médiévale de Conques et de l’abbatiale Sainte-Foy.

                   Carmel de Moissaccarmel de Moissac

          Les pélerins avec qui nous avons mangés au Carmel venaient de marcher 15 jours sous la pluie, quelquefois dans 20 centimètres d'eau et nous appréhendions ces conditions, la météo n’étant toujours pas très optimiste.

 

1 ère étape2010 : Nasbinals – Saint-Chély d’Aubrac  - 17 km - pluie tout le long, parcours assez facile

          Départ à 8h15, arrivée à 12h30, on a pas trop trainé en chemin, sous la pluie on ne voit rien et les chemins sont très glissants après 3 semaines de pluie, nous pataugions dans la boue. Les chaussures neuves de Monique ne seront pas restées propres longtemps. 

          La première étape est volontairement courte car nous sommes peu entrainés cette année et nous irons donc progressivement jusqu'à 31,5 km pour la plus longue.

          Le chemin passe sur les "drailles", ce sont les pistes de transhumance utilisées par les troupeaux qui viennent sur la montagne. On rencontrera souvent les troupeaux de vaches d'Aubrac, bien différentes de la Montbéliarde. Nous traverserons les petits villages d'Aubrac à 1300 m d'altitude et de Belvezet avant de rejoindre St-Chély d'Aubrac.

                      Saint-Chély d'AubracSt-Chély d'Aubrac

          Au gîte Saint André à St-Chély d’Aubrac, les proprios très très sympas nous ont ouvert bien avant les 15h00 prévus car nous étions trempés et il ne faisait pas bien chaud. Ce gîte est vraiment très bien, très chaleureux, je le conseille vivement. Nous avons partagé notre chambre avec 2 frères Parisiens dont l’un avait 73 ans. Ils allaient du Puy en Velay jusqu'à Conques par de petites étapes. 

           Le repas était excellent, nous avons sympathisé avec d’autres couples et 6 filles de la région Parisienne.

 

2 ème étape :  Saint-Chély d’Aubrac – Espalion  - 24 km - temps frais couvert, léger soleil, parcours assez difficile si l’on passe par la vierge, sinon facile.

          Départ 8h25, arrivée à 15h20. Le temps était avec nous, il ne pleuvait plus et ça nous redonnais du baume au coeur.

          On a quitté les plateaux de l'Aubrac pour rejoindre la vallé du Lot en traversant des forêts de hêtres et de chataigniers. Il y avait assez peu de dénivelé jusqu'à Saint-Come d'Olt. Mais ensuite un choix, le vrai chemin qui monte beaucoup et passe par la vierge de Vermus ou la variante qui fait gagner 2h00 de marche en longeant le Lot sur la route.

          Un panneau l’indiquait et tout le monde le disait, évitez de monter à la vierge, c’est dangereux par temps humide. Eh ben nous même pas peur, on y est allé ! Bon c’est vrai, c’était galère, ca montait bien raide et c’était boueux et glissant sur les pierres et les racines et puis ca montait encore et encore. Nous n’avons rencontré personne ni en montant ni en redescendant de l’autre coté. Mais de la haut quelle belle vue, d'un coté sur Saint-Come d'Olt et de l'autre sur Espalion. Quelques prises de vues et une photo de la sainte-vierge et nous sommes redescendus sur Espalion. 

                 Chemin d'espalionChemin d'Espalion 2

           Peu entrainé cette année, je sentais déjà en marchant une douleur dans les mollets, douleur vive proche de la déchirure. On allait peut-être un peu vite alors, j’ai donc été prudent, je n’avais pas envie d’en finir aussi vite avec le chemin.

          Espalion est une belle petite ville avec de nombreux monuments classés, des musées et un passé chargé d'histoire.

          Après la douche et une visite de la ville, petit resto puis nuit au gîte communal, c’était très bien et ils servent le petit déjeuner. Il y avait avec nous un couple de femmes, 2 belles-sœurs l’une du Havre l’autre de Chartres que nous avons revues ensuite à plusieurs étapes.

 

3 ème étape :  Espalion – Golinhac  - 28 km – temps couvert, pluie fine par moment , dénivelé positif de 750 mètres, l’étape la plus difficile à mon avis.

          Il est 8h20 et les pharmacies sont encore fermées, tant pis. La douleur vive dans mes jambes est toujours présente à chaque pas, je marcherai aujourd’hui à un rythme tranquille mais il me faut trouver quand même une pommade efficace.

          En moins d'une heure, nous sommes à l'église Saint-Pierre qui cache en son clocher une étonnante chapelle romane, puis on monte par des sentiers raides puis en lacets puis raides, sur chemin caillouteux. On descend enfin pour arriver à Estaing. La ville est très belle, comme beaucoup, nous quitterons le GR et traverserons le pont sur le Lot pour aller rive droite dans la ville. Ca tombe très bien, il y a une pharmacie. Après une brève visite de la ville, un ravitaillement à la boulangerie pour le pique-nique, plus un petit pain pour les gourmands que nous sommes et avec une bonne couche d'anti-inflamatoire sur les mollets, on peut reprendre la route.

           On grimpera encore pour passer des 320 m d'altitude d'Estaing au 650 m de Golinhac en passant par Montégut, le Mas et Massip.

           Il est 15h20 quand nous arrivons au gite, on a bien marché quand même.  Nous dormons au gîte communal en chambre de 2, très bien, avec une vue magnifique.

          Gîte communal de Golinhacnotre gite à Golinhac

          En demi-pension, le repas se prend au restaurant du village dans un cadre agréable. A table nous étions avec les 2 belles-soeurs rencontrées la veille, les 6 parisiennes de Saint-Chély, un couple du nord, un autre de Montpellier.

          Ces 2 couples étaient déjà dans le même gîte que nous à Saint-Chély.

 

4 ème étape :  Golinhac – Conques - 25 km – temps couvert, parcours pas trop difficile mais beaucoup de route.

          Départ 8h20 , arrivée 13h20.

          Le chemin traverse les beaux villages d’Espeyrac et de Sénergues. A l'entrée d'Espérac, encore une vieille croix en pierre, le chemin de Compostelle est balisé de croix en pierre, en fer, en bois. Au loin, on voit le village de Senergues et son château. Pour les voir de près, il faudra monter et monter, je m'en souviens encore très bien. 

          L’arrivée sur Conques se fait par un sentier abrupt qui descend sur près d’un kilomètre.

          Conques est un très beau village médiéval, classé parmi les plus beaux villages de France.     

          Nous étions arrivé assez tôt pour visiter et profiter avec un groupe de touristes des explications sur le tympan de l’abbatiale Sainte Foy.  C’est à l’abbaye chez les prémontrés que nous avons dormi. Plus de place dans les petites chambres, il ne restait que les dortoirs. Nous étions 14 dans le notre, pour s’endormir mieux vaut prévoir les boules Quiès. Dans le réfectoire, 69 à table ca fait aussi du bruit. Avant de manger, un prêtre nous a fait chanter la chanson Ultreia" affichée sur un grand tableau dans une langue étrange. La soupe était bonne mais rien ne vaut les petits gites ou l’on se retrouve à 10 ou 12. Après le repas pris en compagnie de nos amies les belles-sœurs, Monique est allée assister à la bénédiction des pélerins, puis dodo et lever à 7h00 pour le petit déjeuner.

Conques 5

          Pendant la bénédiction, j’ai fait la connaissance de Thomas, qui fait le chemin avec son chien un Presa Canario, sans argent, parti de Haute Savoie, il a mis 3 mois pour arriver à Conques. Même sans argent il y est bien accueilli et nourri par l’abbaye qui lui demande un peu d’aide en contrepartie.

          Thomas à la particularité d’être né à Saint-Jacques de Compostelle. Son père faisait le camino Francès, et sa mère enceinte était allé le rechercher à Saint-Jacques. Il m'a montré toute une collection d’articles de journaux et de photos de ses parents qui parlent de cette naissance. 

 

5 ème étape :     Conques – Decazeville - 20 km – temps ensoleillé mais froid. Parcours assez  facile une fois franchie la montée à la sortie de Conques.

          Parti à 8h15, on a rattrapé sur le chemin toutes les personnes qui se trouvaient dans notre dortoir à l’abbaye. Il y avait Eva une jolie suédoise, Patrick d’Amiens, Sonia et Eliane de Lausanne, 5 femmes de Dunkerque, Thérèse et Monique d’Hazebrouck, Colette de Lille et un tas d’autres mais ceux que je cite, nous les avons tous retrouvés plusieurs fois les jours suivants et sympathisé.

           Paysage sur le chemin de DecazevillePaysage entre Conques et Decazeville           Malgré les beaux paysages qui jalonnent le parcours aujourd'hui, nous avons trouvé longue l'arrivée sur Decazeville, ville toute en longueur et bien sur, le gîte est à l'autre bout. Au gîte "les volets bleus", nous étions en avance comme d'habitude et c’est Josée une canadienne du Québec très sympa, qui nous a accueillis. Elle avait fait une étape de 10 km tranquille, pour a t'elle dit que son âme sœur rencontrée sur le chemin puisse la rattraper très vite.

          Nous étions une douzaine "aux volets bleux" et la propriétaire à décidé de nous faire un repas le soir, ce qui n’était pas prévu. A table on retrouvait Josée, Patrick, les 2 belles-sœurs , un groupe d’amis et Colette enrhumée, qui s’inquiétait de savoir si elle avait ronflé à Conques, elle était dans le lit à coté du mien.

          Le lendemain matin en prenant notre café, nous disions au revoir à Colette qui voulait faire de plus petites étapes et aux 2 belles-sœurs qui en finissaient cette année avec le chemin, le travail les attendait.

 

6 ème étape :  Decazeville – Figeac - 29 km – 7h20 - temps ensoleillé mais encore frais – une belle montée à la sortie de Decazeville puis parcours facile.

          Vu la distance un peu plus longue, on a fait un effort pour nous lever plus tôt et partir à 8h00.

          Comme toujours ça commence par une montée jusqu'à Saint Roch, avant de redescendre sur Livinhac le haut. La région est très belle et nous n'en voudrons pas au GR 65 de faire des détours pour éviter les excès de goudron. Sans trop nous en rendre compte, on passe du département de l'Aveyron à celui du Lot. On traverse avec plaisir les petits hameaux avant de descendre ensuite vers Figeac, la première ville importante depuis le départ.

          A Figeac, le gîte Célia nous attendait, situé dans le centre historique, une maison de ville retapée par un ancien pèlerin pour en faire un gîte d’étape. Nous étions seulement 2 couples avec des chambres individuelles. Après une visite de la ville, un café à la terrasse de la place principale et quelques courses pour le repas de midi du lendemain, nous avons trouvé un petit resto sympa sur une place ou des ados jouaient de leurs instruments, nous étions le 21 juin, jour de la fête de la musique.

                                    Gîte CéliaGite Célia

 

7 ème étape :   Figeac – Cajarc  - 31,5 km – départ 7h40 – Beau soleil – encore une belle montée à la sortie de Figeac puis parcours assez facile.

          Rocamadour jolie ville connue est sur une variante du chemin de Compostelle mais nous préférons rester sur le GR 65. Il change et devient différent avec ses murets de pierres sèches, ses rochers un peu partout dans les prés, ses cazelles et quelques dolmens sur le parcours. Faycelles, Béduer, Gréalou, chacun des villages traversés à ses charmes et ses curiosités.

          A 15h40 en arrivant au gîte communal de Cajarc, il faisait beau et chaud. Eva la belle suédoise n’avait pas encore le code d’entrée en arrivant, elle s’est adressée à moi, j’avais bien du mal à trouver mes mots en anglais pour communiquer.  La fatigue sans doute !

   descente sur cajarc       La pommade était efficace et mes mollets allaient beaucoup mieux, mais Monique avait mal depuis 2 jours au tendon d’Achille coté droit. Les descentes un peu raides avaient réveillé une douleur assez récente, souvenir des semi-marathons. Alors un passage une fois de plus à la pharmacie était nécessaire pour du paracétamol. André, un Mulhousien lui a donné son tube de Voltaren, son tendon à lui allait déjà beaucoup mieux.

          Après une bière bien fraiche en terrasse, Monique et moi avons assisté un Lyonnais en vacances et dont la femme venait de faire un malaise dans la voiture. Il était paniqué, nous l’avons envoyé prévenir la pharmacie toute proche pendant que nous pratiquions les premiers secours. Inconsciente, elle respirait, le temps de la sortir de la voiture et de la mettre en PLS et un médecin voisin arrivait déjà.

          Un petit tour en ville pour voir la maison natale de Françoise Sagan et surtout pour repérer la poste, j’avais mal au dos depuis plusieurs jours et j'avais décidé d’alléger mon sac à dos trop lourd.

           Le soir on s’est tous retrouvés au même restaurant, Patrick, Eva, une suisse Allemande, Thérèse et Monique et André. André est parti de Thann vers Mulhouse à pied un mois plus tôt. Il se levait vers 6h00 du matin et marchait entre 25 et 35 km chaque jour suivant sa forme et son envie. Quand on est seul, pas vraiment besoin de réserver les gîtes, on trouve toujours de la place.

          Dans le dortoir on retrouvait les mêmes, plus le couple de Saumur Jean-Bernard et Mireille qui était avec nous à Figeac et que nous avions vu 2 jours de suite sur le chemin. André qui lui n’avait pas réservé, se retrouvait seul dans une chambre de 4. Thérèse qui était barbouillée depuis le repas, nous a dit qu’elle préférait aller dormir dans la chambre avec André pour être plus près des toilettes.

 

8 ème étape :    Cajarc – Limogne en Quercy - 18 km – temps ensoleillé – parcours facile.

          Une étape tranquille aujourd’hui, on a pris notre temps pour partir, quelques courses au marché, à la boulangerie et un passage à la poste pour nous délester de 2 kg qui viennent en grande partie de mon sac. Du surplus bien inutile. L'expérience de la première année ne m'a pas suffit, mais cette fois on ne m'y reprendra plus, promis. Un petit sms à Alexandre qui recevra le colis et nous voila parti, il est 9h10.

          Un km et demi plus loin en haut d’une petite montée, je me rends compte que je n’ai pas mon bourdon (nom donné au bâton des pélerins).

          Un bâton offert par Alexandre, sophistiqué automatique et tout ! Impossible de l’abandonner ! Je retourne à la poste au pas de course, Monique m’attendra et gardera mon sac.

          En arrivant en ville je croise Sonia et Eliane qui partent d’un bon pas. On échange quelques mots, mais elles parlent toutes les 2 en même temps et je n’ai rien compris. Pas grave, faut que je retrouve mon bourdon alors je presse le pas. Il est là à la poste ou j’ai fait mon paquet. A 9h50, je retrouve Monique qui fait un sudoku pour patienter au bord du GR.

          Un peu plus loin, on rattrape Eliane et Sonia, très sympas ces filles, on papotera et on fera le reste du chemin avec elles jusqu'à Limogne.

          En route on rencontre aussi nos amies de Dunkerque. On fait une petite pause tous ensemble vers un point d’eau, quelques photos souvenirs et on repart.  Après moins d’une heure on est interpellé sur le bord du chemin par Pierre qui a prévu pour nous café et tarte maison pour 1 €. On s’arrête avec les suissesses et on déguste à l’ombre. Pierre est sympa, on fait encore quelques photos, il me donne son adresse mail pour que je les lui envoie. Arrive maintenant nos dunkerquoises, rephotos et nous reprenons le chemin.

          A Limogne, il est seulement 13h40, on décide de manger sur la place près de l’église, il y a des bancs à l’ombre. Après ca, un petit café en terrasse, une dernière photo et on dit au revoir aux filles, on sait qu’on ne se reverra pas. On échange les adresses mails, bisous et bonne route. Elles continuent  pour 10 km encore et leurs étapes suivantes ne correspondent plus aux notres.

Pause café à Limogne en Quercy

          Au gîte Les Gloriettes, c’est Mimi la belge qui nous reçois. Elle a racheté ce manoir du XVème siècle pour en faire un gîte d’étape pour pélerins. Elle nous fait visiter son jardin, magnifique. Comme beaucoup d’hôtesses de gîte d’étape, elle aussi a fait le chemin de Compostelle. Quand on voit arriver les dames de Dunkerque un peu plus tard dans l’après-midi on est heureux de les revoir, on les connaît. On mangera tous ensemble à la pizzeria du village.

          En ville, on rencontre Thérèse et Monique qui se sont aussi arrêtées à Limogne mais dans un autre gîte.

 

9 ème étape :    Limogne en Quercy – Lalbenque  - 22 km - grand soleil – parcours très facile et ombragé.

          Départ à 8h25, on retrouve sur le chemin Thérèse et son amie Monique qui a mal partout. Monique envisage d’arrêter, elle n’était pas préparée et n’a pas l’habitude de marcher. Thérèse elle, marche toujours 100 mètres devant.

          Plus loin c’est Jean-Bernard et Mireille que nous rencontrons une fois de plus. Nous sommes décalés et n’avons plus les mêmes étapes.

          Sur un pont en pierre qui traverse un ruisseau, on retrouve un couple de Mulhouse Daniel et Geneviève avec qui nous avons fait connaissance la veille sur le chemin. Ils sont bien équipés et prennent beaucoup de photos, en juin tout est fleuri et la flore est riche dans ces régions.

          Nous sommes dans les Causses du Quercy, avec ses paysages vallonés. On est surpris par les plantations de chênes truffiers qui sont toutes très bien cloturées. On en voit partout. C'est la région de la truffe. On fait d'ailleurs étape à Lalbenque, capitale de la truffe noire du Quercy. Le champignon si convoité pousse sur les racines de ces chênes. Le cavage (recherche de truffes) se fait à l'aide de gorets ou de chiens dressés. On n'aura pas l'occasion d'y goûter, la saison de la truffe étant de décembre à mars.

          Malgré les pauses pour musarder un peu, à 13h45 nous étions arrivés au gîte Poudally. Très bien ! Accueil très sympa d'Elsa avec une boisson fraiche aux plantes, gîte confortable et bonne table. La chambre de 2 que nous occupions n’avait rien à envier à certaines chambres d’hôtes pourtant beaucoup plus chères.

                                 Gîte PoudallyGite Poudally2

          Dans l’après-midi arrivent Geneviève et Daniel et un peu plus tard, Monique, Michelle, Francine, Ginette et Sylvie, les dunkerquoises.

 

10 ème étape :     Lalbenque – Domaine des Mathieux  (commune de Labastide-Marnhac) - 24 km – grand soleil très chaud. Une longue descente avant Cahors et une belle montée à la sortie de la ville, le reste assez facile.

          Le chemin est à l'écart des villages, ca devient plus désertique et monotone, c'est assez propice à la réflexion. Mais pas d'ombre, même en cherchant loin et on attend la descente prévue avant Cahors. D'en haut on a une belle vue sur la ville et le célèbre pont Valentré.

          Partis à 8h10, nous sommes arrivés à Cahors vers midi et avons cassé la croute sur un banc sous le pont Louis Philippe. Sur le pont, un point info pèlerins est installé dans un ancien octroi. Les 2 dames bénévoles étaient très sympas, elles nous ont servi à boire et ont tamponné nos créanciales. Elles nous ont aussi donné 2 gros cailloux que nous devions remettre symboliquement plus loin dans un endroit que nous n'avons pas vu et du coup nous avons transporté nos cailloux jusqu’au gîte des Mathieux. Comme si on avait pas assez lourd sur le dos !

          On traverse le pont Valentré et puis, Francine nous avait prévenu, la montée après Cahors est difficile. De grosses marches à passer et un sentier assez raide mais heureusement pas trop long. Chemin à la sortie de Cahors

           Au dessus on retrouve Mireille et JB, ils font une petite pause à l'ombre d'un arbre. Partis de Varaire, ils vont aujourd'hui jusqu'à Lascabane.

          Il fait chaud, très chaud ce jour là, beaucoup de route et peu d’ombre. On a trouvé long les derniers kilomètres sur la route avant le gîte et on s’est mis à plaindre Mireille et JB qui devaient faire une douzaine de km de plus que nous sous le soleil de l’après-midi. Heureusement, le tendon de Monique ne la faisait plus souffrir mais c'était maintenant la plante des pieds qui me faisait mal, une bonne partie du chemin se faisant certains jours, sur le bitume des petites routes de campagne.

           A 14h20 la piscine du domaine nous tend les bras. Crihsa, une hospitalière nous offre une boisson bien fraiche, on en avait bien besoin. Elle nous installe dans une chambre d’hôtes très belle. Mais après visite du gîte, les dortoirs étant très bien aménagés avec des séparations, on y aurait été tout aussi bien.

          Après la douche et le bain de pied dans la piscine un peu fraiche, on voit arriver Dunkerque tout sourire avec Michel un Québécois rencontré à l’octroi de Cahors. A cause de la chaleur, ces dames ont préféré se faire ramener au gîte en voiture par Crihsa. L’esprit du chemin, ça n’est pas de souffrir un peu mesdames ?

          Bon allez, on vous pardonne pour cette fois ! 

          A table, on fait mieux connaissance avec Michel du Québec et d’un couple sympathique d’Alès. On les avait dépassés 2 ou 3 fois sur le chemin sans prendre le temps de beaucoup parler avec eux. Il y a aussi un Allemand qui fait le parcours en vélo mais qui ne parle pas un mot de francais.

 

11 ème étape :     Domaine des Mathieux - Montcuq  - 26 km – très chaude journée – parcours facile

          La chaleur de la veille nous a encouragés à nous lever et à partir plus tôt ! Donc après le petit déj, on a fait nos adieux aux 5 filles, car une amie peu habituée à la marche devait se joindre à elles et elles avaient décidé de faire des étapes plus courtes à partir de cet endroit. A 7h40 nous avions le sac sur le dos et reprenions le chemin. Il faisait très bon à cette heure-ci. Michel rattrapé peu après à fait la moitié du parcours de la journée avec nous, ce qui nous a donné l’occasion de faire des comparaisons entre le Québec et la France. En plus de la richesse de ces échanges, on ne voit pas le temps passer.

          Sans trop nous en rendre compte, on traverse le Quercy moins austère que les Causses, ou s'étalent les vignes sur des pentes en gradins.

          On arrive dans Montcuq à 14h05. "Le Souleillou" nous attendait, très bon accueil, chambres de 2 confortables, et bons repas servis à table. Après une journée encore plus chaude que la veille et un parcours peu ombragé, la douche à été très appréciée. Après un demi bien frais en terrasse nous avons fait le tour de Montcuq (bon je sais, elle est connu celle là) une belle petite ville avec son donjon du XII ème siècle et nous sommes retournés au gîte ou nous avons retrouvé Michel le Canadien, mais aussi Mireille et Jean-Bernard les Saumurois.

                           Gite le SouleillouGite le Souleillou à Montcuq

          Un couple d’allemand s’est installé sur le terrain du gîte qui fait camping et a dormi sur des hamacs à la fraicheur de la nuit.

          Mireille a profité de Montcuq (bon ok, j'arrête) pour écrire et envoyer ses cartes postales. A table se sont ajoutés à nous un autre Michel de Lille, une Michelle de Carcassonne et Steven un Australien parti de Constance en Allemagne 40 jours plus tôt.

 

12 ème étape :    Montcuq – Durfort Lacapelette - 26 km  - très chaud – parcours assez facile et assez bien ombragé sauf sur la  fin.

          Ultreïa ! De plus en plus fort et de plus en plus tôt ! A 7h00 le départ, en même temps que Mireille, JB et Michel, aujourd’hui, on fera tout le chemin ensemble.

          Monique et moi nous prenons à rêver qu’à la retraite venue, nous pourrions tenir un gîte d’étape pour pèlerins. Alors on regarde les maisons et bâtiments à vendre le long du GR. L’ambiance du chemin, la sympathie de tous nous plaisent bien et ce travail nous parait plutôt agréable.

          Sur cette étape au niveau de Montlauzun, on quitte le Lot pour le Tarn et Garonne, mais nous sommes toujours dans le Quercy. 

      cerises sur le chemin de Durfort    On arrive à Lauzerte belle ville médiévale, un passage à la boulangerie et on repart sous le soleil, on prend quelques photos de la ville perchée sur une colline. Un bon kilomètre plus loin on se pose à l’ombre pour la pause pique-nique. Quelques photos souvenirs de plus et on repart sous le soleil. Nous étions heureux de traverser des vergers de cerises, puis d'abricots et de pêches.  

          On arrive au pigeonnier du Figué-Haut de Mme Pelrat. Elle n’est pas là à notre arrivée mais a laissé des petits mots, Monique et Claude chambre 2, installez-vous, servez-vous à boire,  etc…  Pendant que Michel s’endort sur un transat, nous prenons une douche et faisons sècher les affaires. Le gîte a une piscine mais nous n’osons pas y aller. Mme Pelrat arrive et s’excuse, on devra se faire à manger tout seul, elle a une réunion importante. Il y a tout ce qu’il faut dans le frigo, la soupe est prête et elle dépose sur la table 1,5 kg de saucisses de Toulouse à faire cuire au barbecue.

          Jean Bernard est un pro du barbecue, après un démarrage difficile du charbon de bois , les saucisses cuites à point étaient excellentes. Michelle de Carcassonne et Michel de Lille avaient choisi eux aussi ce gîte et étaient encore à table avec nous. On se connaît tous de mieux en mieux et on échange nos adresses mails.                                              

                                                                 Une cazelle                                        Un pigeonnier

Cazelle             Pigeonnier

13 ème étape : Durfort Lacapellette - Moissac 16 km - journée ensoleillée moins chaude - parcours facile.

          Nous avons choisi de faire cette dernière étape pas trop longue, parce qu’à l’arrivée nous reprendrons la voiture et partirons directement pour quelques jours dans les Landes.

          Après le petit déj, on dit au revoir à Mireille, JB et Michelle et Michel et à 7 h45 on attaque le chemin une dernière fois cette année en compagnie du québécois, le 3ème Michel.

          On traverse des vignes et des vergers qui s'étendent à perte de vue. 

          A 11h30, on est déjà dans le centre de Moissac. Un passage à l’office du tourisme pour faire tamponner nos passeports de pèlerins, puis l'envie nous prend d'un petit café en terrasse avec Michel.

Moissac 4

         Après le café, visite de l’abbatiale et surprise, on tombe nez à nez avec Eva et Patrick en ballade dans la ville, ils se sont pris un jour de repos ensemble.

          Arrivé au Carmel où on avait dormi 15 jours plus tôt et laissé la voiture, on fait retamponner nos créanciales, ce tampon marquera la fin de notre périple 2010.

          Eliane et Sonia nous ont donné de leurs nouvelles, elles ont trouvé cette expérience extraordinaire, et nous ont appris qu’elles avaient fait le chemin jusqu'à Lascabanes avec Patrick, où ils y avaient retrouvé Eva.

          Michelle de Carcassonne a arrêté le chemin à Auvillar, 20 km après Moissac suite à une sérieuse infection dentaire, elle reprendra d’où elle s’est arrêtée dès le mois de septembre. " J'ai des regrets partout et je ne regrette aucune de mes rencontres. Mettre un pied devant l'autre peut se faire, et se poser près des gens qui restent sur le bas-côté, c'est aussi ça le chemin.  Qu'importe d'arriver à Santiago, même dans des années, car je sors riche de ces connaissances. On ne marche jamais vraiment seul, je suis si entourée que c'est un plaisir."

          Les dames du nord sont elles arrivées à Moissac un jour après nous et ont retrouvé Dunkerque dès le lendemain.

          Michel le quebecois est arrivé à Saint-Jean Pied de Port le 6 juillet. Il a visité la ville avec un compatriote rencontré la-bas et nostalgique de terminer une aventure aussi belle, il est reparti en train pour rejoindre Lyon ou l’attendait l’avion qui l'a ramené au Canada le 8 juillet. Son but était de découvrir l’esprit du chemin, ça sera chose faite.

          La richesse du chemin tient davantage aux rencontres qu'à tout le reste. Rentrés dans le quotidien, on vit encore dans l’esprit du chemin, si différent. Difficile de se reconnecter avec la vraie vie, alors on se dit qu’il faut vite y retourner et on attendra avec impatience les prochaines vacances.

  (voir les photos)


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         Nous voilà repartis en cette fin du mois d’août, direction Saint-Jean Pied de Port dans les Pyrénées Atlantiques, pour y laisser notre voiture.

                     On s’installe au gîte du pèlerin, nous sommes accueillis par Danielle très sympa, son gîte est chaleureux, vraiment bien.

                      Quelle surprise en sortant du gîte pour aller visiter cette jolie ville où chaque maison est pittoresque, de tomber nez à nez avec Dominique et Marie-Claire les cousins de Monique qui habitent les Landes et qui sont en ballade à Saint-Jean !


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                    Le soir avant le repas, Danielle nous invite sur la terrasse du gîte et nous offre un Moscatel, vin blanc doux et sucré du sud de l’Espagne.

                    Le lendemain, nous nous rendons en train à Moissac, point de départ de notre pèlerinage cette année. On dormira une fois de plus, c’est la troisième, à l’ancien carmel.

                    Le soir au dîner, on fait la connaissance de Nicole et Philippe, de Diane une Québécoise et de plusieurs autres personnes que l’on rencontrera sur les chemins et dans les gîtes les jours suivants.

 

1e étape : Moissac – Auvillar – 20,5 km –  temps chaud - parcours ombragé, vallonné mais agréable


                    Nous avons fait le choix d’une étape assez courte pour commencer le chemin.

On quitte le Carmel les derniers à 8h20, le soleil donne déjà bien mais on sera vite à l’ombre sur un agréable chemin de halage le long du canal et de la Garonne.

                    Après trois kilomètres, une variante propose de continuer au bord du canal, mais nous suivons le GR65 qui devient vite vallonné avec quelques belles côtes.

                    Nous avons déjà cassé la croûte quand à l’entrée d’Espalais nous sommes accueillis par Vincent et sa compagne, un couple très sympa qui propose boissons fraiches, café, thé ou tisanes maison. Ils rénovent une vieille bâtisse pour accueillir les pèlerins.

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                    Nous faisons une halte et prenons notre temps. 

                    Arrivent un peu plus tard, Nicole et  Philippe  avec un couple de Suisse, puis Diane. Nicole propose de nous prendre en photo, Monique et  moi.

 

                    Après une dernière belle montée, nous atteignons Auvillar et l’office du tourisme. À 14h15, on nous installe dans le gîte communal, très bien aménagé, avec une belle terrasse et une vue sur la Garonne en contrebas. Diane est dans le même gîte que nous, elle fait sa lessive et prépare son dîner dans la grande cuisine.


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                   Auvillar est classé l’un des plus beaux villages de France notamment pour sa halle circulaire, la tour de l’horloge et l’église Saint-Pierre.

 

2e étape : Auvillar – Castet-Arrouy – 22,5  km – temps chaud et lourd -  parcours vallonné sans ombre avec beaucoup de petites routes


À 8h15, on quitte le gîte, on traverse le pittoresque village de Bardigues et un peu plus loin on quitte le Tarn et Garonne pour entrer dans le Gers juste avant Saint-Antoine.

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                     On admire au passage le château de Flamarens puis on traverse le bourg de Miradoux et on arrive enfin au village de Castet-Arrouy. Je ne suis pas mécontent d’arriver, je me suis traîné aujourd’hui, je n’ai pas été bien pendant plus de la moitié du parcours, je suppose à cause de la chaleur et du fait que je n’ai pas assez bu, mon eau avait mauvais goût.

                    Chez Nath, on est en avance, il est 14h15, elle a laissé un mot, elle est au bar La Plancha 50 m plus loin. On va donc s’installer à la terrasse du bar où nous attendent déjà Nicole, Philippe, Diane et les Suisses.

 

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                   Un demi, bien frais et un Perrier nous font le plus grand bien. C’est ici qu’on mangera tous ensemble ce soir.

                    À notre table en plus des amis déjà cités, Jean-Jacques et Thérèse de Charleville Mézières, Daniel de Perpignan, Jacqueline et Philippe de Colmar et Marcel,


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                    et aussi à côté de moi, Luis de Mexico qui ne parle pas français. Le gîte de Nath est très bien, elle est très gentille et nous avons très bien dormi en chambre de deux.

 

3e étape : Castet-Arrouy – La Romieu -  29 km – temps couvert très lourd 36° -  peu d’ombre avec encore beaucoup de routes


                    À cause de la distance et de la chaleur, on part plus tôt. Il est 7 heures et le soleil n’est pas encore levé. À 9 h 20 nous sommes à Lectoure, une ancienne cité gallo-romaine, maintenant labellisée « ville d’art et d’histoire ».

lectoure

 

 

                  Nous faisons une halte sur la place principale où sont déjà Nicole et son mari et le couple ardennais partis encore plus tôt que nous, ce matin.

                   Monique visite la cathédrale et va faire tamponner nos créanciales à l’office du tourisme de cette ville étape.

 

 

 

 

                   À l’arrivée à Marsolan, un petit raccourci nous invite à passer devant une épicerie. Nous le prenons et faisons une halte pour le déjeuner sur les tables installées devant l’épicerie en compagnie d’un couple de Nancy.

              Quelques côtes un peu longues mais pas trop difficiles pour cette journée et on entrevoit les tours de la collégiale de La Romieu. 

 

                   Comme tout le monde, on s’adresse à l’office du tourisme pour trouver le couvent de La Romieu, un gîte privé très bien avec des chambres de deux, mais mal indiqué à l’arrivée. On passe pourtant juste à côté.    

               Après la douche et une petite lessive, je vais visiter la ville à la recherche d’un restaurant pour ce soir pendant que Monique s’offre la visite payante du cloître de la collégiale.

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                      Au resto « Le Cardinal » qui fait des repas pèlerins, on dînera à côté des Ardennais et de Christian et son épouse de Nancy avec qui nous avions déjà discuté pendant la pause de midi. Ces derniers ne font que de petites étapes, on a peu de chance de les revoir.  

 

 

4e étape : La  Romieu – Larresingle -  22  km – temps chaud -  parcours de moins en moins vallonné.

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                    À 7h15, il fait frais et c’est bien agréable à comparé aux chaleurs de la journée souvent en plein soleil sur du bitume. Comme hier, le chemin longe des vignes et nous profitons du raisin qui nous tend les bras.  

 

 

                    Le début du parcours est agréable et nous marchons bien, nous avons avalé les 16 km qui nous séparaient de Condom en rien de temps, à 10h05 nous étions  devant la cathédrale Saint -Pierre ou nous attendaient les quatre mousquetaires.

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               Après une belle pause et quelques photos, il est temps de faire quelques courses pour le pi quenique et à midi nous reprenons le chemin ou la route devrais-je dire, car il y en a pas mal dans ces étapes.

 

                   Mais c’est après une descente dans un chemin de terre que nous arrivons à la ferme du Tollet qui est à l’écart du GR 65 d’environ 800 mètres.

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                    Il est 13h20, personne dans le gîte nous sommes les premiers, mais notre nom est indiqué sur un tableau, chambre 1, on s’installe. Ici, c’est interdit de mettre les sacs à dos dans les chambres, trop tard, on n’avait pas lu toutes les affiches en arrivant. Le propriétaire, un ancien rugbyman professionnel, passe et nous briefe sur la protection des punaises de lit qu’il craint et vérifie nos créanciales pour voir si on vient d’un gîte à risque.

 

                    Un autre couple de la Mayenne et deux jeunes filles viennent s’installer dans le même gîte que nous mais aussi une mamie de 80 ans, Marie et son petit-fils qui l’accompagne et que nous avions dépassés en chemin.

                    Nous avons la chance d’avoir une chambre normale, mais à l’étage, elles ne sont séparées que par des rideaux et les douches du gîte ne ferment pas à clé. Un autre bâtiment est occupé par des jeunes qui sont invités à un mariage au village. Dommage quand on sait que d’autres pèlerins n’ont pas trouvé d’hébergement et ont dû aller plus loin.

                    Nous allons visiter Larresingle à 1 km, un village forteresse du XIIIème siècle avec ses remparts, ses fossés et ses tours carrées. Nous goûterons une bolée de cidre avant de revenir à la ferme pour le repas.


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                    Ca commence par un apéritif gascon, une dégustation et la visite du chai avec explications. Ensuite nous sommes accueillis par l’épouse sympa de l’ex rugbyman, qui est aussi vigneron, dans leur salle à manger ou l’on ne nous sert que des produits de la ferme. Le repas est très bon, copieux, et l’armagnac est offert en fin de repas.

 

5e étape : Larresingle – Eauze -  29 km – temps frais le matin, chaud l’après-midi


                     Il a fait de l’orage dans la nuit, il fait plus frais à 7h20 quand nous quittons le gîte. On fait 500 mètres pour rattraper le GR, puis on franchit le pont d’Artigues, œuvre architecturale à cinq arches inégales utilisées depuis tout temps par les pèlerins.


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                    On suit une route de crête puis on descend un chemin caillouteux avant de reprendre une route qui nous mène à Montréal du Gers. L’épicerie est ouverte, on achète de quoi nous ravitailler et on passe à l’office du tourisme pour un joli tampon.

                    Plus loin on traverse des vignes à n’en plus finir et puis on se perd. On essaie à gauche, à droite, on revient en arrière, on repart mais il n’y a plus de balise. On se retrouve sur une route, mais on part du mauvais coté, on aura fait 1,5 km quand on s’en apercevra. Du coup, le parcours aujourd’hui sera de plus de 32 km.

                    Fatigués par nos recherches et la chaleur, on est content de nous asseoir et de manger sur un banc à côté de l’église de Lamothe. Gilbert et Jacques nous souhaitent un bon appétit en passant. Nous reprenons le chemin qui descend pour gagner la plate-forme d’une ancienne voie ferrée jusqu’au bout. 7 km de plat ombragé pour finir, c’est bien agréable.

                    Il est 15 heures quand nous demandons notre chambre à l’office du tourisme d’Eauze. Nous logons au Gîte communal.


gite Eauze

 

                    C’est très bien comme souvent mais pas de repas ni de petit-déjeuner de prévu. À notre étage se trouve un homme seul et une femme de 67 ans seule elle aussi, elle se lève tôt et fait de très longues distances. En bas un couple sympa, Agnès et David d’Annecy et un allemand. Tous nous dirons s’être perdus, les balises ont été enlevées par un vigneron mécontent du passage des pèlerins dans ses vignes. Nous avons avisé l’office du tourisme, mais son personnel était déjà au courant.


                     Une petite photo de la maison de Jeanne d’Albret, mère d’Henri IV avant d’aller apprécier une bière fraîche à la terrasse du restaurant « Le café de France » on l’on mangera le soir.  On voit Luis et Diane en balade dans la ville, eux aussi s’étaient perdus.

 

6e étape : Eauze – Nogaro - 20 km – beau temps- parcours facile et ombragé.

 

                     À 7 h45, nous quittons Eauze, capitale de l’Armagnac et ses maisons à colombages. Nous traverserons aujourd’hui encore les champs de tournesols et les vignes. Le raisin est mûr, tous les jours on goûte, le blanc et le noir. Quand ce n’est pas du raisin, c’est des figues fraiches qu’on cueille le long des chemins.aprèsEauze

 

                    À Manciet, on retrouve Agnès et David, on fait une petite pause avec eux, puis ils s’en vont prendre un café au bar du coin. Plus loin, on rencontre Diane, puis Luis. On continue à notre rythme un peu plus rapide et à 12h15 on arrive au gîte d’étape qui est à l’écart du chemin. Le gîte est fermé et n’ouvre pas avant 14h30,

 

                   Jacques et Gilbert, les Grenoblois qui viennent d’arriver vont s’installer à une table de piquenique et nous nous installons à la table voisine. L’étape a été courte mais nous avons faim et il n’y a rien d’autre à faire que d’attendre 14h30, le gîte est à l’écart du centre-ville de Nogaro.

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                 On est dimanche et il y a une course de voitures anciennes sur le circuit tout près, nos oreilles sont aux premières loges.

Luis nous rejoint vers 14h00, il est dans le même gîte que nous. Il est, comme nous, parti de Moissac et va jusqu'à Burgos. Il a déjà fait Le Puy-Moissac l’année précédente et la partie  Burgos-Compostelle l’année d’avant.

                   Au gîte, nous sommes en chambre de 2, les amis en dortoirs. Ils se prépareront leur repas dans la cuisine aménagée mais nous, nous prendrons le repas en ville. Un plateau est déposé dans notre chambre pour le petit-déjeuner du lendemain, tout est prêt et bien organisé.

 

7e étape : Nogaro – Aire sur l’Adour -  27,5 km – temps couvert – parcours facile


                    Du gîte, il faut faire près d’un kilomètre pour revenir sur le chemin et arriver au centre-ville. Il est 7h10, le temps est couvert et on aura une petite pluie fine pendant aprèsnogaroune petite heure. On a attendu avant d’enfiler nos Kways, qu’on n’aura finalement pas gardés plus de 15 mn. Un couple d’allemand se protégeait de parapluies, c’est assez inhabituel sur le chemin. 

                    Une boulangerie-épicerie est ouverte à Lelin-Lapujolle.  Ca tombe bien, hier c’était dimanche et les commerces de Nogaro étaient fermés.

 

                    On rencontre une fois de plus Agnès et David, et on fait une pause en leur compagnie, près d’un lavoir construit en 1867 à l’entrée de Barcelonne du Gers.

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                On reprend la route, (ça sera de la route jusqu'à l’arrivée), on quitte le Gers pour les Landes, et on rattrape Luis avec qui on finira le parcours jusqu’à l’office du tourisme qu’on trouve à l’entrée de la ville.

Il est 14h30, le temps s’est mis au beau, on accompagne Luis vers le gîte communal. Nous, nous sommes logés à l’Hôtel de la paix que l’on nous avait conseillé.  C’est un gîte-hôtel, la patronne est très sympa avec les pèlerins.

                     Un accueil et un pot de bienvenue sont prévus à la cathédrale pour les pèlerins, nous y passons avant de visiter Aire sur l’Adour, cette très ancienne citée romaine et le soir nous dînons dans le seul restaurant ouvert le lundi avec les cousins de Monique qui ont fait le déplacement pour nous revoir.

 

8e étape : Aire sur l’Adour -  Arzacq-Arraziguet 32,7 km – temps chaud – parcours facile – toujours beaucoup de bitume


                    Après le petit dèj, la patronne de l’hôtel nous donne à chacun un paquet de biscuits du pays, on la quitte à 7h35 car l’étape sera plus longue aujourd’hui.vol de cigognes

                   On dépasse trois jeunes allemandes déjà vues hier sous la pluie et on est  surpris plus loin par l’envol à quelques mètres de nous d’une cinquantaine de cigognes. Elles ont tourné quelques minutes en rond avant de partir vers le sud.

                    Plus tard, c’est Agnès et David avec qui on marchera jusqu’à Miramont, une ancienne bastide, que l’on retrouve. Après un passage à la boulangerie-épicerie, qui est dans le bas du village (le GR ne passe pas devant, il faut la chercher) on fera une pause ensemble et nous partagerons le chocolat d’Agnès.

                     Nous reprendrons la route séparément et nous retrouvons plus loin, Diane, Gilbert et Jacques. Nous allons tous dans le même gîte et ça serait dommage d’aller ailleurs, il est vraiment bien.

pimbo               À Pimbo, l’une des plus anciennes bastides des Landes, on fait notre pause déjeuner à l’ombre près d’un accueil pèlerin.

                   On y fait la connaissance de deux couples du Rhône-Alpes qui se plaignent de leur hôte de la veille.

Il fait très chaud cet après-midi. Nous admirons le paysage et pour la première fois la vue sur les Pyrénées.

                Dans l’après-midi, pendant que Monique fait la lessive, je vais visiter le village et je rencontre à la terrasse d’un café, le couple d’Allemands déjà vu hier. Ils me racontent qu’ils sont partis à pied de Francfort et qu’ils vont jusqu’à Burgos. Des obligations les empêchent d’aller jusqu’à Santiago cette année et ce soir ils sont en chambre d’hôtes 3 km après Arzacq.

                   Au Carrefour Market, je tombe sur Luis qui fait ses courses. Il meurt de faim, il n’a pas trouvé la boulangerie à Miramont et il n’y a pas d’autre commerce sur ce parcours, il n’a rien mangé depuis ce matin.


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                    Le soir, nous sommes une tablée de 30, sur la terrasse du gîte. L’ambiance est conviviale. À côté de nous, un couple de Las Vegas, en face, un couple de Beley dans l’Ain, un autre de Lyon, et tous les amis déjà rencontré ailleurs, Agnès et son mari, Gilbert, Jacques, Luis, Diane, les trois filles allemandes et quelques autres que nous ne connaissons pas. Une jeune fille et huit dames du Nord se font à manger dans la cuisine mise à disposition.

 

9e étape : Arzacq-Arraziguet – Artez de Béarn - 31 km – beau temps – parcours facile – encore et toujours beaucoup de route


                  On quitte le gîte à 7h30. Dès le départ, les paysages sont beaux, on a toujours une vue sur les Pyrénées qui se rapprochent. 

                  On marche tranquillement mais on rattrape petit à petit Agnès et David, Diane puis Jacques et Gilbert, et les 3 jeunes allemandes.

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                    Après la pause, on retrouve Luis avec qui on finit le chemin jusqu’au gîte. J’aime discuter avec lui, on parle de tout, de son pays, de sa famille, et un peu de la crise, il est économiste.

                   On arrive au gîte de la Boulangerie, pas fâchés d’arriver, il a encore fait chaud mais le gîte est à 800 mètres avant le centre du village. Il n’y a personne, je téléphone et on me dit de nous installer dans la chambre verte au premier étage et Luis et Diane iront dans la chambre de cinq au deuxième.

              Je vais faire un tour au village à pied. Je n’avais pas fait attention que la dizaine de vélos dehors était à notre disposition. Et c’est bien dommage, car j’ai eu une douleur sur le coup de pied lors de ma balade.

                   Quand je suis rentré, on a vu arriver Agnès et David qui ont eu droit à la chambre bleue puis les deux couples du Rhône Alpes qui sont montés dans la chambre de quatre qui restait. Ils nous le diront gentiment plus tard, mais c’est eux qui auraient dû être dans les chambres individuelles qu’ils avaient réservé. 

                   David qui est musicien dans un groupe de jazz était content de trouver un piano, il nous a joué du jazz dans le gîte, ça a été un moment bien sympa.


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                    Une charmante jeune femme est arrivée et nous a proposé bains de pieds et massages dans son cabinet attenant au gîte. On à tous dit oui, ca a encore été un moment très a gréable, d’autant plus que mon pied avait commencé à enfler et que le massage m’a fait le plus grand bien.

                    David qui avait mal aux pieds lui aussi est parti à la pharmacie du village avec Agnès. Ils en ont profité pour faire des courses et ils ont mangé au gîte avec Diane et Luis. Avec les deux couples du Rhône-Alpes, François, Jacques, Josy et Andrée, nous sommes allés à l’Auberge du Bourdalet à un bon km et demi avec les vélos du gîte. Je ne vous raconte pas les vélos, pas de freins, les roues voilées, dégonflées, pas de lumière, bref très dangereux...

                    Mais bon, on y est arrivé et on a bien rigolé à l’auberge.


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                     Le patron et son employé, deux gays, étaient complètement bourrés. Le patron qui servait, un peu moins que l’autre heureusement. Le repas ainsi que le Jurançon servi en apéritif et le vin rosé à table étaient malgré tout très bons.


10e étape : Arthez de Béarn – Navarrenx -  32,2 km – temps très chaud -  encore et toujours beaucoup de route


                     La journée s’annonçait mal, j’avais le pied enflé et il fallait déjà faire les 800 mètres pour aller prendre le petit-déjeuner à la boulangerie. On était dans la cuisine servi par le patron, avec du pain frais, des viennoiseries et gâteaux à volonté, super petit-déjeuner !


Gite Artez 2

                     À 7h45, on quittait la boulangerie, l’étape allait être longue. J’avais de plus en plus mal au pied, mais je n’avais pas d’autre choix que d’avancer. On s’est arrêté pour se restaurer à côté de l’église Saint-Jacques-le-Majeur à Sauvelade. sauvelade apres artez                 Il y a un bar épicerie à côté, mais les gens ne sont vraiment pas sympas et ne veulent pas qu’on s’installe à leurs tables si l’on ne consomme pas chez eux.

                     Agnès et David arrivaient lorsque l’on s’en allait. Ils ne sont pas dans le même gîte que nous ce soir, ni Diane, ni Luis, ni Gilbert et Jacques qui vont tous au gîte communal.

                      Si j’avais su, c’est celui que j’aurais choisi, car j’ai trouvé long les soi-disant 1,5 km qui séparent le gîte Charbel du Chemin. 32,2 + 0,8 + 1,5 = 34,5 km c’est au minimum le chemin fait aujourd’hui par une très forte chaleur et un tendon douloureux depuis le départ.

gite navarrenx              Pour le gîte, rien à dire. On est accueilli avec le sourire et un jus de fruit. Le gîte est vraiment très bien, la patronne et sa fille très sympas.

                    Nous sommes dans une chambre de quatre avec Madeleine et sa fille Stéphanie d’Annecy. Dans le gîte sont là aussi : Francois et Josy, Jacques et Andrée, un groupe de quatre femmes, un autre de trois femmes et deux autres couples.

                     La patronne, très gentille, me propose de m’emmener à la pharmacie de Navarrenx pour soigner mon pied douloureux et enflé. Madeleine et Stéphanie profitent du voyage, car de toute façon nous dînons tous en ville ce soir au restaurant de Jean-Pierre. La pharmacienne me propose des compresses de voltarène, j’en mets une aussitôt espérant un mieux pour demain mais tout le monde me le dit : «  tu ne dois plus marcher ». Et je crois qu’en effet je ne peux plus marcher. Alors je contacte « le bus magique » pour me faire transporter demain.


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                     Jean-Pierre, patron du resto « bar du centre», a été chercher les autres pèlerins au gîte pendant que je visitais la ville et prenais des photos de la fontaine souterraine militaire, de l’église et de quelques beaux monuments. Au resto, on a très bien mangé et Monique, la femme du patron, nous a raconté la riche histoire de la ville de Navarrenx et de sa région.     C’était très intéressant. Jean-Pierre nous a ensuite ramenés par un petit détour pour nous faire découvrir la porte de Navarre.


11e  étape : Navarrenx – Aroue - 18 km – temps chaud – parcours facile


                     Je regarde tout le monde partir. Monique part à 7h45, je traîne un peu et reprends du café. J’ai le temps de visiter le parc du gîte avec sa piscine et son étang très bien arboré, très joli. Mon « bus magique » n’arrive qu’à 11h20.

                     Bien sûr, le transporteur s’arrête dans une bonne dizaine de gîtes sur le parcours pour prendre ou déposer les sacs de ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas porter de gros sacs mais j’arrive au gîte Bohotegia à 12h10. Je suis ici en Pays Basque.


Gite Aroue


                      Je m’installe à la terrasse et Mme Barneix, une femme âgée très gentille, m’offre une boisson lorsque Monique arrive à 12h15. On prendra notre repas ensemble à l’ombre de la terrasse. Monique me raconte son parcours qui a été ombragé sauf la dernière partie sur la route. Dans le gîte, nous seront neuf, en bas trois couples d’Orléans et à l’étage, un homme seul et nous deux.

                      On a tous mangé ensemble, le repas du soir typique de la gastronomie Basque, était très copieux comme le petit-déjeuner. Le matin, la patronne met à notre disposition des fruits, des œufs durs, de la charcuterie et d’autres produits locaux pour notre repas de midi.

                       Le lendemain matin, mon pied avait doublé de volume, enflé jusqu’aux orteils. Mme Barneix, m’a proposé une poche de glace et m’a offert un panier garni pour midi avant que je parte.

 

12e étape : Aroue – Ostabat -  30 km – temps très chaud – parcours facile en partie ombragé


                       L’étape étant longue et la chaleur ne faiblissant pas, tout le monde dans le gîte souhaite prendre aujourd’hui la variante qui fait gagner un bon 1,5 km et qui passe par Uhart-Mixe. Monique reprend le chemin à 7h30, je devrai attendre le bus magique jusqu’à 10h45.

                      Comme la veille, le chauffeur s’arrête dans différents gîtes et peu avant midi, il me demande si ça ne me dérange pas qu’il fasse une pause. Il s’arrête à l’auberge Duhalde appelée aussi gîte de l’escargot à Uhart-Mixe. uhart-mixe2

                      Quelle surprise de voir à la terrasse, Monique qui a commandé une soupe pour midi. À côté d’elle, Agnès, David, Jacques, Francois, Josy et Andrée, tous déjeunent ici. Je leur tiens compagnie en buvant un café et  en attendant mon chauffeur.

                       La part de soupe maison à 3 euros est plutôt copieuse, un saladier par personne, et les patrons de ce gîte-auberge sont très sympathiques.

                      Je les quitte, un peu nostalgique de ne pas être avec eux sur le chemin. Le chauffeur me dépose vers 12h30 devant ma voiture à Saint-Jean Pied de Port.

                      Je reviens en voiture à Ostabat où nous dormirons à la ferme Gaineko Etxea. On devine facilement avec ces noms que nous sommes en Pays Basque. Les amis, Gilbert et Jacques qui n'ont pas dormi à Aroue sont déjà là et attendent l’heure d’ouverture du gîte à 14h30.

 

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                Monique arrive à 14h00, elle a bien marché. Les autres arrivent tous entre 15h et 18h. Nous sommes à nouveau dans la même chambre que Madeleine et Stéphanie, les Annéciennes.

 

                     Trois des quatre principaux chemins de Compostelle se rejoignent ici à Ostabat. À partir d’ici, il y a plus de monde sur le GR65 qui est le même chemin pour tout le monde.

Nous sommes 45 à table, tous les gens qu’on connaît sont ici, en dehors de Diane et de Luis.


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                    Dommage pour eux, ils ont raté une ambiance musicale très festive pendant le repas. Bernard, le patron, nous a fait chanter des chants basques et français toute la soirée.  Nous avons ici aussi goûté aux spécialités Basque, comme ce fromage à la confiture de mûres très bon. Le gîte est moderne, propre et bien équipé avec une belle vue sur les Pyrénées.

 

13e étape : Ostabat – Saint-Jean Pied de Port - 22,4 km – temps agréable sans soleil – parcours assez facile


                       L’étape est courte aujourd’hui, Monique ne part qu’à 7h45. Je prends mon temps et vais visiter le village d’Ostabat, nous sommes en Basse-Navarre, les maisons sont typées, je photographie l’église puis je pars tranquillement avec ma voiture jusqu'à Saint-Jean pour attendre Monique.


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                      Je vais visiter la ville que je commence à connaître, puis la citadelle et je décide de l’attendre vers la porte Saint-Jacques à l’entrée de la vieille-ville. Elle arrive à midi, elle a encore marché à un bon rythme aujourd’hui.

                      Après le repas dans un petit resto en face de notre gîte qui n’ouvre qu’à 14h, nous nous baladons un peu et voyons arriver Luis, le couple d’Allemands, Jacques, François et leurs épouses, les trois couples avec nous à Aroue et d’autres pèlerins que l’on connaît.


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                      Puis nous retrouvons Danielle, la patronne du gîte qui voit mon pied avec un pansement de voltarène et me propose un massage avec de l’huile essentielle de gaulthérie qui est antalgique et anti-inflammatoire. J’accepte avec plaisir le massage, ma cheville est toujours enflée, elle pense à une périostite.

                       Après le massage, je vais tout de suite mieux et je suis son conseil, « repos », car demain, je tiens à faire la mythique étape de Roncevaux avec ses 27 km et ses 1300 mètres de dénivelé. Je sais que mon pied en souffrira mais c’est la dernière étape cette année, alors tant pis.


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                   Au gîte nous sommes avec Diane, deux autres canadiennes qui ne se connaissent pas, un couple d’Irlandais, un Belge et une Australienne. Après l’excellent repas comme toujours à l’auberge du pèlerin, je vais faire un tour dans la ville et rencontre François, Josy, Jacques et Andrée, nous échangeons nos adresses pour l’envoi de photos faites ensemble lors de nos diverses rencontres. Leur chemin s’arrête ici pour cette année.

 

14e étape : Saint-Jean Pied de Port – Roncevaux -  27,1 km – temps frais le matin, puis agréable en raison de l’altitude  – parcours difficile peu ombragé


                      Nous voilà partis pour la dernière étape à 7h30, nous sommes sur le pont de la Nive à 175 mètres d’altitude, il fait encore nuit et frais, nous faisons une halte à la boulangerie pour des petits pains et des sandwiches pour midi.


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                    Il y a déjà du monde dans la rue. Les statistiques de l’accueil de Saint-Jean disent que 73 % des pèlerins partent d’ici pour aller à Compostelle. Devant nous, des Coréens, des Américains  et des tas d’autres nationalités à l’assaut du col de Lepoeder. Ça monte dès le départ, nous faisons les premiers kilomètres avec Gilbert et Jacques, la vue est de plus en plus belle, le brouillard n’est pas encore levé sur la plaine.


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                        À 9h20, nous sommes à Orisson à 770 mètres. Un bar auberge avec de nombreuses tables nous tend les bras. Ca monte raide depuis plus d'une heure et ça fait du bien de se poser un peu. Nous faisons notre première pause, commandons deux cafés et sortons les petits pains. Nous pensons à Diane qui comme d’autres, fera étape ici pour monter sur deux jours.


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                      Plus haut on rattrape les trois couples d’Orléans qu’on connaît, puis le couple breton, puis encore les Lyonnais. À chaque fois, une pause ou un bout de chemin avec eux et on reprend notre rythme.

                       À 13h, nous sommes au col de Lepoeder à 1429 mètres. C’est là, avec une vue sur l’Espagne, qu’on fera notre pause casse-croûte.


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                      La descente qui suit est assez raide pendant quelques centaines de mètres mais totalement à l’ombre.

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                      À 14h15, nous sommes déjà à Roncevaux. Nous faisons tamponner nos créanciales avant de nous mettre à la terrasse d’un café pour attendre Marie-Claire et Dominique, les cousins avec qui nous passerons une agréable fin de journée.

                Ma blessure, une ténosynovite de l'extenseur du commun des orteils, passera avec un peu d'homéopathie et quelques jours de repos.


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                    Le cheminement a été une fois encore à l’image de la vie, avec ses épreuves et ses bonheurs mais surtout ses rencontres et nous sommes un peu tristes que notre chemin soit déjà terminé pour cette année.


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